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ACP du corpus

Ce que coûte la réduction des axes à une, deux ou trois dimensions, mesuré sur le corpus du projet. Tous les chiffres de cette page sont régénérés à chaque construction du site depuis data/acp.json : aucun n'est recopié à la main.

Corpus : 54 observations (36 doctrines, 10 positions déclarées, 8 positions de facto) × 22 axes normatifs. Ratio observations/variables : 2.45.

Le résultat principal : combien coûte la projection

ProjectionVariance conservéePerdue
1 dimension (« gauche / droite »)33,1 %67,0 %
2 dimensions (type political compass)60,6 %39,4 %
3 dimensions71,0 %29,0 %
8 dimensions90,5 %9,5 %

Ranger le corpus sur un axe unique jette 67 % de l'information. Le passage à deux dimensions en récupère l'essentiel, mais il faut 8 composantes pour atteindre 90 %.

33PC1
28PC2
10PC3
8PC4
5PC5
3PC6
2PC7
2PC8

Part de variance expliquée, en pourcentage, par composante.

Ce que chaque projection garde, et les faux voisins qu'elle fabrique

Une projection perd deux choses : une part de la position de chacun, et la distance entre les positions. Deux points peuvent tomber au même endroit d'une projection et tout opposer sur le reste : ce sont des faux voisins.

ProjectionPart visible d'un point médianFaux voisins
Composante 1 seule11 %43
Composante 2 seule15 %39
Plan 1-241 %1
Espace 1-2-356 %0
Gauche – droite économique seul5 %95
Libertaire – autoritaire seul11 %16
Plan traditionnel24 %0

Sur les 78 positionnements du corpus, pays compris. Part visible : ce que la projection garde de l'écart d'un point au centre du corpus (cos²), en médiane. Faux voisins : paires à moins de 5 % du diamètre du nuage projeté dont l'écart moyen réel atteint au moins 75 points, le troisième quartile des 2983 paires. L'écart ne compte que les axes où les deux se prononcent.

Sur un seul axe

La forme d'un classement gauche-droite. L'abscisse est la position sur l'axe choisi, la hauteur la part de la position que ce classement efface. Sous le graphique, les paires que la ligne rapproche à tort, avec les axes qui les séparent. Aucune des deux composantes n'est l'axe principal ; les derniers boutons imposent les axes traditionnels décrits plus bas.

Le graphique à un axe nécessite JavaScript. Le tableau ci-dessus en donne le résultat.

Où se placent les doctrines et les personnages

Les deux premières composantes ne sont pas gauche/droite : elles sont décrites plus bas. Deux points proches ont des profils proches sur ce plan, ce qui n'interdit pas de fortes divergences sur les dimensions suivantes. Le graphique filtre par catégorie ou par pays, se zoome, s'exporte, et peut basculer sur les axes traditionnels.

PC1 → PC2 ↑ Anarcho-capitalisme — PC1 -3.02, PC2 -6.90 Anarcho-capitalisme Fascisme — PC1 -2.59, PC2 +5.93 Fascisme Anarcho-syndicalisme — PC1 +5.58, PC2 -3.07 Anarcho-syndicalisme Trotskysme — PC1 +6.06, PC2 +0.77 Trotskysme Jean-Luc Mélenchon — déclaré — PC1 +5.99, PC2 +0.27 Jean-Luc Mélenchon — déclaré Communisme soviétique — PC1 +1.63, PC2 +5.51 Communisme soviétique Décroissance — PC1 +5.65, PC2 -1.00 Décroissance Reconstructionnisme chrétien — PC1 -5.19, PC2 -2.07 Reconstructionnisme chrétien Souverainisme de gauche — PC1 +5.08, PC2 +1.84 Souverainisme de gauche Libéralisme économique classique — PC1 -2.33, PC2 -4.81 Libéralisme économique classique Écologie politique — PC1 +5.01, PC2 -1.60 Écologie politique Néolibéralisme — PC1 -3.17, PC2 -3.79 Néolibéralisme Multiculturalisme libéral — PC1 +2.10, PC2 -3.82 Multiculturalisme libéral Wilayat al-faqih (gouvernement du juriste) — PC1 -1.49, PC2 +4.04 Wilayat al-faqih (gouvernement du juriste) Ordolibéralisme — PC1 -2.08, PC2 -3.64 Ordolibéralisme Colbertisme — PC1 -2.74, PC2 +3.11 Colbertisme Néoconservatisme — PC1 -4.11, PC2 +0.11 Néoconservatisme National-populisme — PC1 -1.08, PC2 +3.90 National-populisme Libéral-conservatisme — PC1 -3.87, PC2 -1.03 Libéral-conservatisme François Mitterrand — déclaré — PC1 +3.51, PC2 +1.01 François Mitterrand — déclaré Marine Le Pen — déclaré — PC1 -1.35, PC2 +3.25 Marine Le Pen — déclaré Contre-révolution catholique — PC1 -3.28, PC2 +1.23 Contre-révolution catholique François Hollande — déclaré — PC1 +2.87, PC2 -1.56 François Hollande — déclaré Conservatisme national — PC1 -1.80, PC2 +2.55 Conservatisme national Fédéralisme européen — PC1 +2.12, PC2 -2.15 Fédéralisme européen Socialisme de marché (titisme) — PC1 +2.21, PC2 +1.89 Socialisme de marché (titisme) Écomodernisme — PC1 -0.35, PC2 -2.88 Écomodernisme Social-démocratie nordique — PC1 +2.26, PC2 -1.50 Social-démocratie nordique Troisième voie — PC1 -0.85, PC2 -2.40 Troisième voie Bonapartisme — PC1 -1.28, PC2 +2.17 Bonapartisme Nicolas Sarkozy — déclaré — PC1 -2.30, PC2 +0.01 Nicolas Sarkozy — déclaré Emmanuel Macron — de facto — PC1 -2.22, PC2 -0.41 Emmanuel Macron — de facto Emmanuel Macron — déclaré — PC1 -1.66, PC2 -1.50 Emmanuel Macron — déclaré Charles de Gaulle — déclaré — PC1 -0.28, PC2 +1.90 Salafisme quiétiste — PC1 -1.08, PC2 +1.58 Républicanisme jacobin — PC1 +1.27, PC2 +1.40 Nouvelle Droite — PC1 +1.62, PC2 +0.94 Nouvelle Droite Nicolas Sarkozy — de facto — PC1 -1.80, PC2 +0.51 Conservatisme paternaliste (one-nation) — PC1 -1.72, PC2 +0.52 Gaullisme — PC1 -0.51, PC2 +1.72 François Mitterrand — de facto — PC1 +1.50, PC2 -0.90 François Mitterrand — de facto Valéry Giscard d'Estaing — déclaré — PC1 -0.76, PC2 -1.55 Charles de Gaulle — de facto — PC1 -0.92, PC2 +1.41 Distributisme — PC1 +1.07, PC2 -0.89 Distributisme Valéry Giscard d'Estaing — de facto — PC1 -0.62, PC2 -1.21 Jacques Chirac — déclaré — PC1 +0.33, PC2 +1.30 Démocratie chrétienne — PC1 -0.65, PC2 -1.13 Georges Pompidou — déclaré — PC1 -0.76, PC2 +0.79 Islamisme frériste — PC1 -0.91, PC2 +0.45 Georges Pompidou — de facto — PC1 -0.17, PC2 +0.94 Keynésianisme — PC1 +0.82, PC2 -0.13 François Hollande — de facto — PC1 +0.26, PC2 -0.58 Radicalisme solidariste — PC1 +0.22, PC2 -0.38 Jacques Chirac — de facto — PC1 -0.22, PC2 -0.12

doctrine   personnage, déclaré   personnage, de facto

Étiquettes omises faute de place, du centre du nuage : Charles de Gaulle — de facto, Charles de Gaulle — déclaré, Conservatisme paternaliste (one-nation), Démocratie chrétienne, François Hollande — de facto, Gaullisme, Georges Pompidou — de facto, Georges Pompidou — déclaré, Islamisme frériste, Jacques Chirac — de facto, Jacques Chirac — déclaré, Keynésianisme, Nicolas Sarkozy — de facto, Radicalisme solidariste, Républicanisme jacobin, Salafisme quiétiste, Valéry Giscard d'Estaing — de facto, Valéry Giscard d'Estaing — déclaré. Leurs coordonnées sont dans le tableau ci-dessous.

Coordonnées des 54 observations
ObservationGenrePC1PC2PC3
Reconstructionnisme chrétiendoctrine-5.19-2.07-2.22
Néoconservatismedoctrine-4.11+0.11+0.46
Libéral-conservatismedoctrine-3.87-1.03-0.20
Contre-révolution catholiquedoctrine-3.28+1.23-2.93
Néolibéralismedoctrine-3.17-3.79+0.88
Anarcho-capitalismedoctrine-3.02-6.90-1.09
Colbertismedoctrine-2.74+3.11+0.28
Fascismedoctrine-2.59+5.93-0.01
Libéralisme économique classiquedoctrine-2.33-4.81+0.30
Nicolas Sarkozy — déclarédéclaré-2.30+0.01-0.44
Emmanuel Macron — de factode facto-2.22-0.41+1.62
Ordolibéralismedoctrine-2.08-3.64+0.02
Nicolas Sarkozy — de factode facto-1.80+0.51+0.54
Conservatisme nationaldoctrine-1.80+2.55-1.94
Conservatisme paternaliste (one-nation)doctrine-1.72+0.52-0.63
Emmanuel Macron — déclarédéclaré-1.66-1.50+1.16
Wilayat al-faqih (gouvernement du juriste)doctrine-1.49+4.04-0.74
Marine Le Pen — déclarédéclaré-1.35+3.25-1.16
Bonapartismedoctrine-1.28+2.17+0.98
National-populismedoctrine-1.08+3.90-1.86
Salafisme quiétistedoctrine-1.08+1.58-1.62
Charles de Gaulle — de factode facto-0.92+1.41+1.21
Islamisme fréristedoctrine-0.91+0.45-1.56
Troisième voiedoctrine-0.85-2.40+1.05
Valéry Giscard d'Estaing — déclarédéclaré-0.76-1.55+1.27
Georges Pompidou — déclarédéclaré-0.76+0.79+0.01
Démocratie chrétiennedoctrine-0.65-1.13-0.63
Valéry Giscard d'Estaing — de factode facto-0.62-1.21+2.15
Gaullismedoctrine-0.51+1.72+0.66
Écomodernismedoctrine-0.35-2.88+1.58
Charles de Gaulle — déclarédéclaré-0.28+1.90+0.42
Jacques Chirac — de factode facto-0.22-0.12+0.06
Georges Pompidou — de factode facto-0.17+0.94+1.71
Radicalisme solidaristedoctrine+0.22-0.38+0.78
François Hollande — de factode facto+0.26-0.58+1.44
Jacques Chirac — déclarédéclaré+0.33+1.30+0.17
Keynésianismedoctrine+0.82-0.13+0.94
Distributismedoctrine+1.07-0.89-4.14
Républicanisme jacobindoctrine+1.27+1.40+2.06
François Mitterrand — de factode facto+1.50-0.90+1.70
Nouvelle Droitedoctrine+1.62+0.94-3.81
Communisme soviétiquedoctrine+1.63+5.51+3.13
Multiculturalisme libéraldoctrine+2.10-3.82+0.47
Fédéralisme européendoctrine+2.12-2.15+0.93
Socialisme de marché (titisme)doctrine+2.21+1.89+0.38
Social-démocratie nordiquedoctrine+2.26-1.50+0.70
François Hollande — déclarédéclaré+2.87-1.56+0.39
François Mitterrand — déclarédéclaré+3.51+1.01+1.35
Écologie politiquedoctrine+5.01-1.60-1.00
Souverainisme de gauchedoctrine+5.08+1.84-0.45
Anarcho-syndicalismedoctrine+5.58-3.07-1.58
Décroissancedoctrine+5.65-1.00-2.95
Jean-Luc Mélenchon — déclarédéclaré+5.99+0.27-1.04
Trotskysmedoctrine+6.06+0.77+1.20

Les pays et leurs périodes, dans le même plan

Les périodes de pays sont placées dans le plan sans avoir contribué à le calculer : on leur applique le centrage, la réduction et les coefficients du corpus. C'est ce qu'on appelle des individus supplémentaires. Leur position se lit donc par rapport aux doctrines et aux personnages, sur des axes qu'elles n'ont pas déformés.

PC1 → PC2 ↑ Reconstructionnisme chrétien Néoconservatisme Libéral-conservatisme Contre-révolution catholique Néolibéralisme Anarcho-capitalisme Colbertisme Fascisme Libéralisme économique classique Nicolas Sarkozy — déclaré Emmanuel Macron — de facto Ordolibéralisme Nicolas Sarkozy — de facto Conservatisme national Conservatisme paternaliste (one-nation) Emmanuel Macron — déclaré Wilayat al-faqih (gouvernement du juriste) Marine Le Pen — déclaré Bonapartisme National-populisme Salafisme quiétiste Charles de Gaulle — de facto Islamisme frériste Troisième voie Valéry Giscard d'Estaing — déclaré Georges Pompidou — déclaré Démocratie chrétienne Valéry Giscard d'Estaing — de facto Gaullisme Écomodernisme Charles de Gaulle — déclaré Jacques Chirac — de facto Georges Pompidou — de facto Radicalisme solidariste François Hollande — de facto Jacques Chirac — déclaré Keynésianisme Distributisme Républicanisme jacobin François Mitterrand — de facto Nouvelle Droite Communisme soviétique Multiculturalisme libéral Fédéralisme européen Socialisme de marché (titisme) Social-démocratie nordique François Hollande — déclaré François Mitterrand — déclaré Écologie politique Souverainisme de gauche Anarcho-syndicalisme Décroissance Jean-Luc Mélenchon — déclaré Trotskysme Allemagne — République fédérale réunifiée — de jure — PC1 +1.23, PC2 -2.37 Allemagne — République fédérale réunifiée — de facto — PC1 +0.58, PC2 -2.22 République fédérale réunifiée Allemagne — République fédérale (Bonn) — de jure — PC1 +0.68, PC2 -1.82 Allemagne — République fédérale (Bonn) — de facto — PC1 +0.78, PC2 -1.72 République fédérale (Bonn) Allemagne — République de Weimar — de jure — PC1 +1.92, PC2 -0.08 Allemagne — République de Weimar — de facto — PC1 +0.37, PC2 +0.74 République de Weimar France — IIIe République — de jure — PC1 -0.16, PC2 -1.88 France — IIIe République — de facto — PC1 -0.97, PC2 -1.42 IIIe République France — IVe République — de jure — PC1 +1.92, PC2 -0.14 France — IVe République — de facto — PC1 +1.43, PC2 +0.20 IVe République France — Ve République, de 1958 à 1986 — de jure — PC1 +1.55, PC2 +0.65 France — Ve République, de 1958 à 1986 — de facto — PC1 +0.96, PC2 +0.87 Ve République, de 1958 à 1986 France — Ve République, de 1986 à 2008 — de jure — PC1 +0.85, PC2 -0.88 France — Ve République, de 1986 à 2008 — de facto — PC1 +0.12, PC2 -0.65 Ve République, de 1986 à 2008 France — Ve République, depuis 2008 — de jure — PC1 +1.10, PC2 -0.99 France — Ve République, depuis 2008 — de facto — PC1 +0.36, PC2 -0.19 Ve République, depuis 2008 France — État français (Vichy) — de jure — PC1 -2.25, PC2 +4.39 France — État français (Vichy) — de facto — PC1 -2.51, PC2 +4.58 État français (Vichy) Italie — Première République — de jure — PC1 +1.72, PC2 -0.70 Italie — Première République — de facto — PC1 +1.51, PC2 +0.45 Italie — Régime fasciste — de jure — PC1 -2.37, PC2 +4.79 Italie — Régime fasciste — de facto — PC1 -2.17, PC2 +5.21 Régime fasciste Italie — « Seconde République », depuis 1993 — de jure — PC1 +0.43, PC2 -1.57 Italie — « Seconde République », depuis 1993 — de facto — PC1 -0.04, PC2 -0.79 « Seconde République », depuis 1993

Allemagne   France   Italie   · carré creux : de jure, carré plein : de facto, pointillé : ordre chronologique. Points gris : le corpus.

Étiquettes omises faute de place : Italie — Première République.

Coordonnées des 24 positionnements de pays
PériodeGenrePC1PC2PC3
Allemagne — République de Weimarde facto+0.37+0.74-0.63
Allemagne — République de Weimarde jure+1.92-0.08-1.08
Allemagne — République fédérale (Bonn)de facto+0.78-1.72-1.03
Allemagne — République fédérale (Bonn)de jure+0.68-1.82-1.26
Allemagne — République fédérale réunifiéede facto+0.58-2.22-0.08
Allemagne — République fédérale réunifiéede jure+1.23-2.37-0.57
France — IIIe Républiquede facto-0.97-1.42+0.49
France — IIIe Républiquede jure-0.16-1.88+0.74
France — État français (Vichy)de facto-2.51+4.58-1.22
France — État français (Vichy)de jure-2.25+4.39-1.83
France — IVe Républiquede facto+1.43+0.20+2.11
France — IVe Républiquede jure+1.92-0.14+2.22
France — Ve République, de 1958 à 1986de facto+0.96+0.87+2.56
France — Ve République, de 1958 à 1986de jure+1.55+0.65+2.22
France — Ve République, de 1986 à 2008de facto+0.12-0.65+2.27
France — Ve République, de 1986 à 2008de jure+0.85-0.88+1.74
France — Ve République, depuis 2008de facto+0.36-0.19+2.19
France — Ve République, depuis 2008de jure+1.10-0.99+1.64
Italie — Régime fascistede facto-2.17+5.21-0.64
Italie — Régime fascistede jure-2.37+4.79-0.71
Italie — Première Républiquede facto+1.51+0.45-0.55
Italie — Première Républiquede jure+1.72-0.70-0.90
Italie — « Seconde République », depuis 1993de facto-0.04-0.79-0.28
Italie — « Seconde République », depuis 1993de jure+0.43-1.57-1.02

Pourquoi elles n'entrent pas dans le calcul

Le critère est fixé à l'avance : ajouter les périodes ne doit pas déplacer les axes davantage que le retrait d'une seule observation du corpus ne le fait déjà. La colonne « bruit » donne ce seuil ; une similarité inférieure signifie que les périodes changeraient la structure des axes.

Ajout au corpusPositionnementsPlan 2DEspace 3D
Bruit du corpus, seuil—0.9960.993
Allemagne seule60.9980.993
France seule120.9920.984
Italie seule60.9980.991
Tous les pays240.9890.958

Le critère n'est pas satisfait. Les périodes laissent le plan des deux premières composantes presque intact, mais elles réorganisent la troisième, et c'est l'ajout de la France qui pèse le plus. Un pays à périodes nombreuses et contrastées impose sa propre histoire institutionnelle aux axes : elles restent donc en individus supplémentaires.

Ce que les axes partagent

Avant toute projection, les 231 paires d'axes du référentiel, telles que le corpus les mesure. La corrélation médiane est de 0,34 en valeur absolue ; 2 paires dépassent 0,80, le seuil où la méthodologie demande d'examiner si deux axes font double emploi, et 107 restent sous 0,30. Avec 54 observations, une corrélation ne se distingue de zéro qu'au-delà de 0,27 : c'est le cas de 137 paires.

Le cercle suivant approxime cette matrice sur deux composantes ; elle, ne perd rien. Chaque axe est nommé sur la diagonale, au bout de sa ligne et en haut de sa colonne. L'ordre par angle sur le plan 1-2 fait se suivre les axes qui varient ensemble. Les boutons mettent en regard les corrélations que les experts du CHES mesurent sur des partis réels.

Les paires d'axes corrélées à au moins 0,80 en valeur absolue dans le corpus. — : sans équivalent CHES pour l'un des deux axes.

Le cercle des corrélations

Le plan place les doctrines ; le cercle place les axes, aux coordonnées de leurs corrélations avec deux composantes. Une flèche longue est bien représentée ; deux flèches proches désignent des axes qui varient ensemble. Le panneau compare les corrélations lues sur le cercle aux corrélations réelles, et nomme les paires que le plan fait mal lire.

Le cercle des corrélations nécessite JavaScript. Les corrélations se lisent dans le tableau suivant, au carré.

Où chaque axe est lu

Le cos² de chaque axe sur chaque composante : la part de sa variance qui passe par elle. D'un coup d'œil, on voit quels axes le plan 1-2 représente mal et où ils se lisent.

Le second bouton passe du cos² aux poids signés : le coefficient de chaque axe dans chaque composante, rouge vers son pôle positif, bleu vers l'autre. C'est le contenu des tableaux « Ce que chaque composante oppose », plus bas, rendu comparable d'un coup d'œil ; cliquer l'en-tête d'une composante met les deux pôles qu'elle oppose en haut et en bas du tableau.

Dans l'espace des trois premières composantes

Le sol est le plan 1-2, la hauteur la troisième composante. Le graphique tourne ; les vues de dessus, de face et de côté ramènent à chacun des trois plans.

Le graphique en trois dimensions nécessite JavaScript.

Les axes traditionnels, mesurés

Les graphiques de la page de résultats peuvent imposer deux axes usuels à la place des composantes : une gauche-droite économique et un axe libertaire-autoritaire. Ce sont les deux notes que les experts du Chapel Hill Expert Survey attribuent à chaque parti européen, lrecon et galtan.

La composition n'est pas choisie à la main. Un axe du référentiel entre dans une dimension si sa variable CHES est corrélée à au moins 0,70 avec elle chez les partis, et plus qu'avec l'autre. Les poids viennent du corpus : ceux de la première composante d'une ACP restreinte aux axes retenus. Le sens, droite ou autoritaire, est celui du CHES.

AxeVariable CHESr avec lreconr avec galtanRattaché àPoids
Normes sociales — conservation ou transformationsociallifestyle-0,33-0,95Libertaire – autoritaire-0,42
Libertés individuelles et ordre publiccivlib_laworder0,440,90Libertaire – autoritaire0,44
Conception de l'appartenance nationalenationalism0,320,86Libertaire – autoritaire0,41
Reconnaissance politique des appartenancesmulticulturalism-0,48-0,85Libertaire – autoritaire-0,07
Ouverture aux migrationsimmigrate_policy0,500,85Libertaire – autoritaire0,40
Source de légitimité de la loireligious_principles-0,42-0,83Libertaire – autoritaire-0,32
Priorité écologiqueenvironment-0,54-0,75Libertaire – autoritaire-0,27
Force des contre-pouvoirsexecutive_power0,330,75Libertaire – autoritaire0,34
Propriété des moyens de productionlrecon (circulaire)-1,00-0,37Gauche – droite-0,51
Coordination économiqueecon_interven-0,95-0,27Gauche – droite-0,50
Redistribution des richessesredistribution-0,95-0,37Gauche – droite-0,50
Étendue des missions de l'Étatspendvtax-0,93-0,43Gauche – droite-0,49
Interventionnisme extérieurinternational_security0,670,12——
Ouverture commercialeprotectionism-0,440,43——
Souveraineté populaire ou gouvernement par l'expertisepeople_vs_elite0,26-0,16——
Souveraineté et intégration supranationaleeu_position-0,210,42——
Centralisation du pouvoirregions0,080,31——

Sans équivalent CHES, donc sans rattachement mesurable : Règles ou discrétion en politique économique, Rapport de force travail / capital, Intervention de l'État dans le fait religieux, Légitimité des hiérarchies sociales, Moyens de la transition écologique. « Circulaire » : la variable est la dimension elle-même, la corrélation vaut 1 par construction.

Ce que coûte de les imposer. La gauche-droite économique montre 15 % de l'information du corpus, l'axe libertaire-autoritaire 18 % ; ensemble, 33 %, contre 61 % pour le plan des deux premières composantes. Corrélation avec la composante la plus proche : 0,75 et 0,69.

Aucun poids ajusté sur le corpus ne contredit le sens mesuré chez les partis européens : les doctrines et les experts orientent ces axes de la même façon.

Pourquoi pas de gauche-droite générale. Chez les experts du CHES, elle se reconstruit presque entièrement à partir des deux autres (R² = 0,85, coefficients standardisés 0,64 pour lrecon et 0,46 pour galtan) : c'est un mélange des deux, et les partis européens associent d'ailleurs ces deux dimensions (r = 0,37). Dans le corpus, les deux axes traditionnels sont corrélés à 0,16, et une ACP sur la réunion de leurs 12 axes retombe sur un seul des deux (r = 0,89). Le graphique à une dimension ne la propose pas encore.

Ce que chaque composante oppose

L'ACP n'a reçu aucune consigne : elle part des axes élémentaires et retrouve seule cette structure.

PC1 — 33,1 % de la variance

AxePoidsTire vers
Légitimité des hiérarchies sociales+0.336Égalité de condition
Redistribution des richesses+0.323Égalisation des conditions
Rapport de force travail / capital+0.316Contrôle des travailleurs sur l'entreprise
Propriété des moyens de production+0.291Propriété collective généralisée
Moyens de la transition écologique+0.274Contrainte et sobriété
Normes sociales — conservation ou transformation+0.257Transformation
Priorité écologique+0.228Primauté du vivant
Source de légitimité de la loi+0.219Fondement séculier

PC2 — 27,5 % de la variance

AxePoidsTire vers
Force des contre-pouvoirs+0.344Primauté de l'exécutif
Intervention de l'État dans le fait religieux+0.319Intervention forte
Ouverture commerciale+0.311Autarcie
Coordination économique+0.299Allocation intégrale par le plan
Libertés individuelles et ordre public+0.292Primauté de l'ordre
Centralisation du pouvoir+0.284Centralisation intégrale
Règles ou discrétion en politique économique+0.270Discrétion politique totale
Étendue des missions de l'État+0.255État total

PC3 — 10,4 % de la variance

AxePoidsTire vers
Source de légitimité de la loi+0.381Fondement séculier
Centralisation du pouvoir+0.358Centralisation intégrale
Moyens de la transition écologique-0.322Innovation et signal-prix
Normes sociales — conservation ou transformation+0.320Transformation
Interventionnisme extérieur+0.311Interventionnisme
Souveraineté populaire ou gouvernement par l'expertise+0.254Gouvernement par la compétence
Priorité écologique-0.250Primauté de la production
Reconnaissance politique des appartenances-0.250Universalisme abstrait

Les hypothèses de redondance, confrontées

Chaque fiche d'axe annonce les axes dont elle se croit proche. Les voici mesurées sur le corpus. Un verdict « redondants » est un problème de construction du référentiel, pas un résultat.

Paire d'axesrVerdict
Moyens de la transition écologique / Coordination économique+0.47distincts
Règles ou discrétion en politique économique / Souveraineté populaire ou gouvernement par l'expertise-0.37distincts
Source de légitimité de la loi / Intervention de l'État dans le fait religieux-0.35distincts
Conception de l'appartenance nationale / Ouverture aux migrations+0.77liés
Propriété des moyens de production / Coordination économique+0.80liés
Conception de l'appartenance nationale / Reconnaissance politique des appartenances-0.08distincts
Priorité écologique / Moyens de la transition écologique+0.68liés
Redistribution des richesses / Étendue des missions de l'État+0.74liés

Stabilité

L'ordre de PC1 et PC2 n'est pas identifié. Leurs valeurs propres ne diffèrent que de 16,8 %. Les deux composantes permutent selon le corpus, sans que le plan qu'elles engendrent ne bouge. Il ne faut donc jamais présenter PC1 comme « l'axe principal » : c'est le plan qui est stable, pas son orientation.

Test de jackknife : on retire chaque observation une à une, on recalcule, et on compare les sous-espaces par leurs angles principaux. Comparer PC1 à PC1 mesurerait la permutation, pas la stabilité.

Sous-espaceSimilarité minimaleMoyenneÉtatObservation la plus influente
2 dimensions0.9961.000stableAnarcho-capitalisme
3 dimensions0.9930.999stableContre-révolution catholique
4 dimensions0.9920.999stableAnarcho-capitalisme

Axes dont le poids bouge le plus

Si chaque position parcourt sa plage de valeurs

21 plages de valeurs, portées par 10 observations sur 54. À chacun des 500 tirages, chaque position qui porte une plage prend une valeur au hasard dans sa bande, les autres gardent la leur, et l'ACP est refaite. Le tirage est uniforme quelle que soit la nature de la plage, et sa graine est fixe : le résultat se reproduit.

Le plan et l'espace à trois composantes bougent moins qu'en retirant une seule observation du corpus : les plages actuelles ne changent pas les composantes. La part d'information du plan reste entre 60,1 % et 60,8 % dans 90 % des tirages, pour 60,6 % publiés. L'ordre des deux premières composantes reste non identifié dans tous les tirages. Une observation se déplace, en médiane, de 0,2 % du diamètre du plan ; la plus déplacée, Islamisme frériste, de 1,8 %, et les plus déplacées sont celles qui portent des plages.

Avec si peu d'observations à plages, le test dit surtout que ces plages-là ne pèsent pas encore. Il prendra son sens quand davantage de fiches en porteront.

Sous-espaceSimilarité minimale5e centileMédianeMinimum au jackknife
2 dimensions1,0001,0001,0000,996
3 dimensions0,9960,9991,0000,993
Observations les plus déplacées dans le planDéplacement médian95e centilePlages
Islamisme frériste1,8 %3,5 %5
Contre-révolution catholique1,7 %3,4 %3
Wilayat al-faqih (gouvernement du juriste)1,6 %2,9 %2
Salafisme quiétiste1,4 %2,7 %1
Reconstructionnisme chrétien1,3 %2,0 %2
Social-démocratie nordique1,2 %3,4 %2

Déplacement en part du diamètre du plan publié, après alignement orthogonal des coordonnées de chaque tirage sur celles du plan publié : une rotation ou une permutation des composantes ne compte pas comme un déplacement.

Lecture et limites

Ce fichier ne contient aucun chiffre. Tous les nombres publiés viennent de data/acp.json, régénéré par outils/acp.py, et sont insérés dans la page Analyses → ACP du corpus au moment de la construction du site. Une page de résultats recopiée à la main devient fausse au premier changement de corpus : c'est arrivé une fois ici, et une fois suffit.

⚠️ Résultats exploratoires. Le corpus est composé et positionné à la main (cf. limites). Ils valident ou infirment des hypothèses de construction du référentiel ; ils ne mesurent pas la réalité politique. Pour un contre-test sur des données que nous n'avons pas produites, voir la validation externe.


Ce que l'ACP retrouve sans qu'on le lui demande#

L'analyse part de 22 axes élémentaires, sans consigne, et fait émerger deux dimensions dominantes. L'une rassemble l'égalité : hiérarchie et égalité, redistribution, rapport entre travail et capital, propriété, avec l'écologie et les normes sociales. L'autre rassemble l'autorité, la fermeture et l'emprise de l'État : contre-pouvoirs, intervention religieuse, ouverture commerciale, coordination de l'économie, libertés publiques, centralisation. Leur ordre n'est pas identifié, pour la raison donnée plus bas, et leur contenu exact bouge avec le corpus : la migration y figurait parmi les axes dominants avant l'élargissement de septembre 2026, qui a ajouté des doctrines dissociant l'ordre public et la fermeture migratoire.

C'est, à une rotation près, la structure que la littérature obtient par d'autres chemins — le couple galtan × lrecon du Chapel Hill Expert Survey, et le consensus selon lequel deux dimensions constituent le minimum (état de l'art). Les deux dimensions du CHES ne coïncident pas avec les composantes : elles traversent le plan en diagonale, mais le plan les porte presque entièrement l'une et l'autre, ce que mesure la section sur les axes traditionnels. L'avoir retrouvé en partant du bas, sans le présupposer, est un argument en faveur du référentiel.

La troisième composante, plus modeste, charge sur la source de légitimité de la loi, les normes sociales et la centralisation, contre les moyens de la transition. À autorité égale, elle sépare l'ordre religieux et enraciné de la modernisation séculière et centralisatrice : la contre-révolution catholique et le communisme soviétique, tous deux autoritaires, s'y opposent. Elle n'était pas publiable sur les doctrines seules ; l'ajout des positionnements de personnages l'a rendue stable au jackknife.

L'ordre des deux premières composantes n'est pas identifié#

Leurs valeurs propres sont trop proches. Elles permutent d'un corpus à l'autre sans que le plan qu'elles engendrent ne bouge d'un pouce. Il ne faut donc jamais présenter la première comme « l'axe principal » : c'est le plan qui est stable, pas son orientation. La page d'analyse affiche l'écart mesuré et rappelle cette réserve.

C'est aussi la raison pour laquelle le jackknife compare des sous-espaces, par leurs angles principaux, et non des composantes une à une. Comparer PC1 à PC1 mesurerait la permutation et conclurait à une instabilité qui n'existe pas. Cette erreur a été commise ici, puis corrigée : elle donnait exactement la même valeur de similarité pour PC1 et PC2, signature d'une permutation et non d'un résultat.

Ce qu'un classement sur un seul axe efface#

Les graphiques du site, sur la page d'analyse de l'ACP comme dans les résultats du questionnaire, montrent le corpus sur un seul axe, au choix du lecteur : c'est la forme d'un classement gauche-droite, et c'est ce qu'il faut montrer pour faire voir ce qu'il perd. Ils ne proposent pas « l'axe principal », pour la raison qui précède, et n'appellent aucune des deux composantes « gauche-droite » : chacune est décrite par les axes qui la composent. Les axes traditionnels, décrits plus bas, s'ajoutent au choix.

montre pas : 1 − cos², où cos² est le carré de la coordonnée rapporté à la distance au centre, dans l'espace centré-réduit des axes de l'ACP. Un point posé sur la ligne est bien résumé par elle ; un point en haut ne l'est presque pas. Un point proche du centre de la ligne est presque toujours haut, sauf à être proche du centre du corpus sur tous les axes : un classement sur un axe range au milieu des positions qui n'ont rien de modéré.

sépare. Proches : à moins de 5 % de l'étendue de la composante. Éloignés : un écart moyen, en points de l'échelle des axes, au moins égal au troisième quartile des écarts entre toutes les paires du corpus. Le seuil vient donc du corpus et bouge avec lui. L'écart ne compte que les axes où les deux points se prononcent, pour la même raison que la distance aux doctrines : un axe sans position n'est pas une position modérée. Sur un axe où l'un porte une plage de valeurs, l'écart est celui des bandes, nul si elles se chevauchent. Deux positionnements d'une même entité (texte et pratique d'une période, discours et action d'un personnage) ne forment pas une paire.

lisent comme des segments horizontaux : jusqu'où la position peut aller sur la direction affichée quand chaque axe parcourt sa plage. Un point dont les plages ne portent sur aucun axe de cette direction n'en a pas. Sur le plan, les mêmes plages dessinent des zones en pointillé, à activer.

sur la composante choisie, et ses voisins sur la ligne avec leur écart réel, calculé sur les seuls axes qu'il a renseignés : un axe déduit sert à placer son point, jamais à le comparer.

Imposer les axes traditionnels#

Les graphiques à une et deux dimensions peuvent remplacer les composantes par deux axes usuels : une gauche-droite économique et un axe libertaire-autoritaire. C'est la représentation du Political Compass, écarté ici pour sa licence et son barème non publié (état de l'art), et celle que décrit par exemple la méthodologie de thepolimap.com : un axe économique et un axe social, chacun somme de propositions à poids égaux. PoliMap garde l'idée d'axes à composition fixée, mais ne choisit ni leur composition ni leurs poids à la main.

chaque parti européen sur lrecon (gauche-droite économique) et galtan (libertaire/postmatérialiste contre traditionnel/autoritaire, la dimension GAL-TAN de Hooghe, Marks et Wilson). Un axe du référentiel entre dans une dimension si sa variable CHES y est corrélée à au moins 0,70 chez les partis, et plus qu'à l'autre dimension. outils/valider_ches.py fait ce calcul et l'écrit dans data/validation-ches.json. Les axes sans équivalent CHES n'entrent nulle part : leur rattachement ne se mesure pas.

de chaque bloc et en garde la première composante. Le signe suit le CHES : un score positif va vers la droite, ou vers le pôle autoritaire. Les deux blocs ne partagent aucun axe, leurs directions sont donc orthogonales, et la part d'une position qu'ils montrent se calcule comme pour les composantes.

tableau complet des corrélations, les poids, la part d'information que chaque axe montre, comparée à celle des composantes, et la liste des poids dont le sens contredirait celui des partis européens. Le tableau du graphique en trois dimensions ajoute les axes traditionnels à sa comparaison des projections.

Il n'y a pas de gauche-droite générale. Chez les experts du CHES, la gauche-droite générale (lrgen) se reconstruit presque entièrement comme un mélange de lrecon et de galtan, deux dimensions que les partis européens associent en partie. Dans le corpus de doctrines, elles ne le sont pas, et une ACP sur la réunion des deux blocs retombe sur l'un d'eux. Un axe unique qui les mélange rangerait côte à côte des doctrines que tout sépare : le graphique à une dimension propose la gauche-droite économique, et l'axe libertaire-autoritaire à part.

Une limite se voit dès le graphique : la gauche-droite économique du CHES mesure le rôle de l'État dans l'économie. Une doctrine qui veut la propriété collective sans l'État, comme l'anarcho-syndicalisme, n'y trouve pas sa place à gauche. C'est la critique ordinaire de ces représentations, et une raison de plus de lire le profil complet.

Ce que les axes partagent : la matrice des corrélations#

Avant toute projection, la matrice des corrélations entre axes est la donnée même que l'ACP résume. outils/acp.py la publie entière dans data/acp.json (correlations), et la matrice l'affiche en triangle : chaque axe est nommé sur la diagonale, au bout de sa ligne et en haut de sa colonne. Rouge, deux axes varient ensemble ; bleu, ils s'opposent ; la teinte suit la valeur absolue. Les cases cerclées dépassent 0,80, le seuil où la méthodologie demande d'examiner si deux axes font double emploi. L'ordre par défaut suit l'angle des axes sur le plan 1-2, coupé là où les flèches du cercle laissent le plus grand vide : les blocs d'axes liés apparaissent d'eux-mêmes.

Le corpus est petit, et la matrice le dit. Chaque survol donne l'intervalle de confiance à 95 % (transformation de Fisher), et le panneau écrit le seuil sous lequel une corrélation ne se distingue pas de zéro ; une option efface ces cases. Cet intervalle suppose des observations indépendantes, ce que ne sont pas les positions déclarée et de facto d'un même personnage : il est plutôt optimiste. Cliquer une case ouvre le nuage des deux axes, qui montre si une corrélation tient à tout le corpus ou à quelques doctrines extrêmes.

La matrice se compare à celle des experts du CHES sur les axes qui ont un équivalent : outils/valider_ches.py publie toutes les paires couvertes (matrice dans data/validation-ches.json), chacune sur ses propres partis, et plus seulement les paires annoncées comme proches. Un troisième bouton affiche l'écart entre les deux, cerclé à partir de 0,30. Quand les deux sources donnent des signes contraires, le panneau le dit avec les pôles des axes.

Les chiffres du texte de la page, calculés à la construction par site.py (bilan_correlations), et ceux du panneau, calculés par plan.js, reposent sur les mêmes définitions : les modifier ensemble.

Le cercle des corrélations#

Les graphiques précédents placent les doctrines ; le cercle des corrélations place les axes. Les coordonnées d'un axe sont ses corrélations avec deux composantes, qui valent dans une ACP normée son coefficient multiplié par la racine de la valeur propre : aucun calcul nouveau, seulement data/acp.json relu autrement. La longueur d'une flèche au carré est la part de l'axe que le plan représente. La flèche pointe vers le pôle positif de l'axe, si bien que le cercle se superpose au plan des doctrines.

Le produit scalaire de deux flèches approche la corrélation des deux axes, d'autant mieux que les flèches sont longues. La page le vérifie au lieu de le supposer : elle recalcule les vraies corrélations sur le corpus embarqué, publie l'écart médian entre corrélations lues et réelles pour le plan affiché, et nomme les paires que ce plan fait le plus mal lire. Cliquer une flèche compare ses corrélations lues et réelles avec les axes les plus liés. Les axes traditionnels peuvent s'y ajouter en variables supplémentaires, avec leurs corrélations aux composantes.

Où chaque axe est lu : le corrplot des cos²#

Le cercle montre deux composantes à la fois. Le corrplot les montre toutes : une ligne par axe, une colonne par composante, et dans chaque case un disque dont l'aire est le cos², la part de la variance de l'axe qui passe par cette composante (sa corrélation au carré avec elle). Sur l'ensemble des composantes, une ligne somme à 100 %.

outils/acp.py publie cette matrice en entier dans data/acp.json (clé cos2), sur toutes les composantes, alors que les coefficients publiés s'arrêtent à cinq. Par défaut, la page affiche autant de colonnes qu'il faut de composantes pour atteindre 90 % de l'information, et une dernière colonne regroupe le reste ; une case à cocher les affiche toutes. Les lignes se trient par famille, par composante dominante (ce qui fait apparaître la diagonale et les axes qui s'en écartent), ou par une composante en cliquant son en-tête. Le panneau nomme, depuis les données, les axes que le plan 1-2 représente à moins de moitié et la composante où ils se lisent.

Les trois premières composantes#

Les graphiques montrent aussi l'espace des trois premières composantes. Le sol est le plan 1-2, orienté comme le graphique à deux composantes quand on le regarde de dessus ; la hauteur est la troisième composante, et une tige relie chaque point à sa place sur le plan. Les trois composantes partagent la même échelle : étirer la troisième, plus faible, pour remplir la boîte fausserait les distances qu'on demande justement de lire.

C'est une projection orthographique dessinée sans bibliothèque. Une image fixe d'un nuage en trois dimensions reste une projection plane ; c'est la rotation, à la souris, au clavier ou automatique, qui rend la profondeur. Les vues de dessus, de face et de côté ramènent exprès à chacun des trois plans.

Deux réserves l'accompagnent, générées depuis data/acp.json : la stabilité de l'espace à trois composantes au jackknife, et le fait que c'est surtout la troisième composante que les pays déplaceraient s'ils entraient dans le calcul (section 6.3 bis de la méthodologie). Dans les résultats du questionnaire, elles sont écrites sous le titre du graphique, la seconde seulement si le test d'intégration le montre ; sur la page d'analyse, elles se lisent dans les sections consacrées aux pays et à la stabilité.

Un tableau compare les projections sur tout le corpus : la part visible d'un point médian, et le nombre de faux voisins, avec le critère ci-dessus généralisé (proches : à moins de 5 % du diamètre du nuage projeté ; sur une seule composante, le diamètre est l'étendue). Ce tableau porte le résultat principal de ces graphiques. Sur le corpus actuel, les faux voisins, nombreux sur une composante, disparaissent dès le plan, alors qu'une part importante de chaque position reste invisible même dans l'espace. La phrase qui le commente est conditionnée aux chiffres, pour ne jamais affirmer ce que le tableau ne montre plus.

Ce tableau existe deux fois, avec les mêmes définitions. En tête de la page d'analyse, outils/site.py le calcule à la construction du site, pour qu'il se lise sans JavaScript et que l'index des analyses puisse le citer. Sous le graphique en trois dimensions, outils/assets/plan.js le recalcule dans le navigateur. Modifier l'un sans l'autre ferait afficher deux résultats pour la même mesure.

Sur la page d'analyse, chaque graphique garde une version fixe générée à la construction (le nuage, le tableau des cos², ou une mention), qui reste en place si JavaScript est désactivé.

Robustesse aux plages de valeurs#

Une position qui porte une plage (section 4.3 de la méthodologie) n'est connue qu'à sa bande près. outils/acp.py vérifie que les résultats n'en dépendent pas : à chaque tirage, chaque position à plage prend une valeur uniforme dans sa bande, les autres gardent la leur, et l'ACP est refaite. La graine est fixe, pour que le résultat publié se reproduise. Le tirage uniforme est une convention : il ne distingue pas l'incertitude, la variabilité et la latitude, et ne privilégie aucun point de la bande.

Trois mesures sont publiées sous la stabilité, dans la page d'analyse. La similarité des sous-espaces, comparée au minimum du jackknife : des plages qui déplacent le plan moins que le retrait d'une seule observation ne changent pas les composantes. La part d'information du plan, en intervalle sur les tirages. Le déplacement de chaque observation dans le plan, après un alignement orthogonal des coordonnées de chaque tirage sur le plan publié, pour ne pas compter comme un déplacement la rotation ou la permutation des composantes. Tant que peu de fiches portent des plages, le test dit surtout qu'elles ne pèsent pas encore, et la page le dit aussi.


Les convergences, qui sont la raison d'être du projet#

Le corpus les produit sans qu'on les ait demandées. Trois cas, lisibles dans les profils axe par axe et sur les axes traditionnels du graphique à un axe.

National-populisme et souverainisme de gauche sont économiquement voisins. Sur la gauche-droite économique, ils sont bien plus proches que sur l'axe libertaire-autoritaire, où ils s'opposent. Protectionnisme, refus des règles budgétaires européennes, intervention publique ciblée : ces deux courants, que l'axe gauche/droite place aux antipodes, se rejoignent sur l'économie et s'opposent ailleurs.

La wilayat al-faqih et le républicanisme jacobin sont voisins sur l'économie, et se séparent entièrement sur la culture. Mieux : sur l'intervention de l'État dans le fait religieux, ils sont du même côté, celui d'un État qui encadre ou impose, alors que tout les oppose sur la source de légitimité de la loi. Un axe unique « religion » les confondrait ou les opposerait à tort ; deux axes distincts montrent ce qu'ils partagent, à savoir un État qui tranche la question religieuse au lieu de s'en abstenir.

Multiculturalisme libéral et souverainisme de gauche sont plus proches culturellement qu'économiquement. C'est le cas symétrique du premier, et il interdit de traiter la dimension culturelle comme un décalque de la dimension économique.


Les paris de construction, à l’épreuve#

Chaque fiche d'axe annonce les axes dont elle se croit proche. La page d'analyse publie le verdict des données, hypothèse par hypothèse. Une hypothèse démentie est un résultat, pas une erreur, et plusieurs des nôtres le sont.

Deux paris méthodologiques tiennent, et ce sont les plus coûteux :

religieuse** permet de distinguer le reconstructionnisme chrétien, au bout de la première sans être extrême sur la seconde parce que l'État n'y organise pas l'Église, de la wilayat al-faqih, qui est aux deux extrêmes ;

deux axes quasi orthogonaux sur ce corpus, ce qui rend visible la case « appartenance élective et État aveugle aux groupes » qu'occupe l'universalisme républicain.

L'hypothèse écologique, en revanche, est infirmée : l'ambition et les moyens sont nettement plus liés que la fiche ne le prévoyait. L'axe reste défendable, parce que l'écomodernisme est précisément le contre-exemple qui empêche la corrélation d'atteindre le seuil de redondance, mais l'argument doit être corrigé dans eco2-moyens-transition.


La collinéarité, problème ouvert#

Plusieurs paires d'axes atteignent 0,80 de corrélation sur ce corpus. C'est trop, et il faut être précis sur la cause : ces corrélations mesurent d'abord la cohérence de nos propres positionnements, pas celle du monde. Les doctrines autoritaires ont été placées en bloc du côté fermé sur la migration, l'ordre public et le religieux ; la corrélation qui en résulte est en partie une projection de nos présupposés, amplifiée par un effectif modeste.

C'était l'hypothèse. La validation externe l'a testée, et elle l'a démentie sur le cas le plus important : libertés/ordre et migration corrèlent au moins aussi fortement chez des experts indépendants que chez nous. La redondance est réelle, pas importée. Le reste du programme tient toujours :

  1. élargir et diversifier le corpus, notamment avec des doctrines qui brisent

les blocs — un libéralisme autoritaire, un conservatisme décentralisateur, une gauche sécuritaire. L'élargissement de septembre 2026 en couvre une partie : le bonapartisme, autoritaire et libre-échangiste, la Nouvelle Droite, extrême et régionaliste, et le durcissement pénal et migratoire de la social-démocratie nordique, marqué par des plages ;

  1. faire positionner le corpus par plusieurs personnes et mesurer l'accord

inter-codeurs, pratique standard des enquêtes d'experts et seul moyen de distinguer un désaccord réel d'un biais individuel.


Limites#

  1. Le ratio observations/variables reste sous le seuil recommandé de 3 à 5. Le

jackknife donne les sous-espaces à 2, 3 et 4 dimensions comme stables à cet effectif ; au-delà, les composantes ne sont pas publiables.

  1. Le corpus est composé par nous. La présence de plusieurs autoritarismes

historiques gonfle probablement la composante culturelle. Un corpus centré sur les doctrines françaises contemporaines donnerait vraisemblablement l'économie en premier.

  1. Les positions sont un jugement, pas une mesure. Chaque fiche affiche son

niveau de confiance, et plusieurs portent des controverses explicites.

  1. Les positionnements de personnages ne sont pas indépendants des doctrines.

Le versant déclaré de De Gaulle recoupe partiellement la fiche « gaullisme ». Les versants de facto, eux, sont de l'information neuve — c'est tout l'intérêt de les distinguer.

  1. L'ACP suppose des relations linéaires sur des axes dont plusieurs sont

ordinaux à espacement conventionnel (méthodologie §3).

  1. Les loadings sont figés dans data/acp.json. Toute modification du corpus

les change et invalide les résultats déjà partagés — d'où le versionnement.

Reproduire#

python outils/valider.py
python outils/acp.py
python outils/site.py

outils/acp.py --sans-personnages refait l'analyse sur les doctrines seules, sans rien écrire : c'est la comparaison qui a servi à décider d'élargir le corpus.

Pour aller plus loin

  • Rovny, Jan, Bakker, Ryan, Hooghe, Liesbet, Jolly, Seth, Marks, Gary, Polk, Jonathan, Steenbergen, Marco, Vachudova, Milada Anna · 2025 · libre · fiche
    Le jeu de données qui sert de contre-test externe a tout le référentiel : des experts nationaux positionnent les partis européens sur une cinquantaine de variables, de 1999 a 2024. C'est ce qui permet de vérifier que les axes du projet ne sont pas une construction interne — et, dans deux cas, de constater qu'ils l'étaient. Diffusé sous licence CC-BY 4.0.
  • Party Policy in Modern Democracies
    Benoit, Kenneth, Laver, Michael · 2006 · papier · fiche
    Une discussion méthodologique frontale de la question centrale de ce projet : combien de dimensions faut-il pour décrire l'espace politique, et comment savoir qu'on n'en a pas invente. Les auteurs montrent que le nombre dépend du pays, ce qui doit rendre prudent sur toute réponse universelle.
  • Droite et gauche. Essai sur une distinction politique
    Bobbio, Norberto · 1996 · papier · fiche
    La défense la plus sérieuse de l'axe unique que ce projet met en cause. Bobbio soutient que gauche et droite se distinguent par un critère et un seul, l'attitude devant l'égalité. À lire avant de conclure que la distinction ne veut rien dire : elle résiste mieux qu'on ne le croit, sur une partie des axes.